Box

“Etat des lieux”, exposition collective des étudiants, Mai 2011, Neudorf, Strasbourg.
Sarah travaille sur le thème de l’errance intérieure ; de celle qui laisse les idées vagabonder, passer d’un sujet à l’autre par l’inscription ou l’effacement :
“La disparité des informations, la dissémination engendre fatalement l’idée d’une dissimulation”.
Le principe du carnet de bord, qui sert de base au travail, est transposé sur des grands formats, ce qui permet d’exploiter un plus grand nombre d’idées sur un seul support. Un procédé d’accumulation est mis en place, de là, le rapport à l’espace opère. Mêlant textes, signes, matériaux divers, collages et dessins, les différents panneaux sont autonomes mais restent néanmoins cohérents dans leur ensemble. Ils renvoient aux errements psychiques, générant une carte mentale où les éléments se parasitent entre eux afin de dissimuler leur nature véritable. Si l’on sait lire entre les lignes, on comprendra que Sarah livre un espace entre incertitude et défaitisme: « L’errance, c’est surtout l’erreur. La tentative de biaiser -par le cheminement intérieur- un itinéraire tracé d’avance n’est pas sans écarter les possibilités de faire fausse route. Se casser la figure participe pleinement de l’expérience. On (se) construit, on (se) défait, on (se) réorganise et (se) structure puis on (s’) installe. Nous passons tous par des formes errances, par des embranchement sinueux à la manière d’un labyrinthe à ceci près que l’errant peut-être incarné à la fois en Dédale (l’architecte d’obstacles et de fausses pistes) mais aussi en Thésée (autant quêteur/expérimentateur que prisonnier).»
Si la forme peut rappeler le magasin de Ben Vautier, voire Basquiat ou Hyber au niveau graphique, le fond reste très personnel. Conçu au long terme sur le modèle d’une personne qui semble (se) chercher, le projet se construit lentement, quitte à ne jamais s’achever. Ceci est confirmé par Sarah:
« L’installation n’est effectivement pas orientée vers une finalité requise mais tente davantage de manifester de manière totalement indéterminée l’errance du quotidien dans son flux d’informations, dans le déplacement de la bibliothèque mentale et celle collective ou dans le cheminement pensé en terme d’évolution ou d’involution. Je prends au mot le terme de « recherche » en manifestant des signes embrouillés où la question du processus atteste l’incertain plutôt que l’infaillible».
G.Limatola - étudiant C-E.
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“In search for the impossible things”, exposition du 07-30 Janvier 2012 au théâtre d’A. Chaplin, (41).

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“Etat des lieux”, exposition collective des étudiants, Mai 2011, Neudorf, Strasbourg.
Sarah travaille sur le thème de l’errance intérieure ; de celle qui laisse les idées vagabonder, passer d’un sujet à l’autre par l’inscription ou l’effacement :
“La disparité des informations, la dissémination engendre fatalement l’idée d’une dissimulation”.
Le principe du carnet de bord, qui sert de base au travail, est transposé sur des grands formats, ce qui permet d’exploiter un plus grand nombre d’idées sur un seul support. Un procédé d’accumulation est mis en place, de là, le rapport à l’espace opère. Mêlant textes, signes, matériaux divers, collages et dessins, les différents panneaux sont autonomes mais restent néanmoins cohérents dans leur ensemble. Ils renvoient aux errements psychiques, générant une carte mentale où les éléments se parasitent entre eux afin de dissimuler leur nature véritable. Si l’on sait lire entre les lignes, on comprendra que Sarah livre un espace entre incertitude et défaitisme: « L’errance, c’est surtout l’erreur. La tentative de biaiser -par le cheminement intérieur- un itinéraire tracé d’avance n’est pas sans écarter les possibilités de faire fausse route. Se casser la figure participe pleinement de l’expérience. On (se) construit, on (se) défait, on (se) réorganise et (se) structure puis on (s’) installe. Nous passons tous par des formes errances, par des embranchement sinueux à la manière d’un labyrinthe à ceci près que l’errant peut-être incarné à la fois en Dédale (l’architecte d’obstacles et de fausses pistes) mais aussi en Thésée (autant quêteur/expérimentateur que prisonnier).»
Si la forme peut rappeler le magasin de Ben Vautier, voire Basquiat ou Hyber au niveau graphique, le fond reste très personnel. Conçu au long terme sur le modèle d’une personne qui semble (se) chercher, le projet se construit lentement, quitte à ne jamais s’achever. Ceci est confirmé par Sarah:
« L’installation n’est effectivement pas orientée vers une finalité requise mais tente davantage de manifester de manière totalement indéterminée l’errance du quotidien dans son flux d’informations, dans le déplacement de la bibliothèque mentale et celle collective ou dans le cheminement pensé en terme d’évolution ou d’involution. Je prends au mot le terme de « recherche » en manifestant des signes embrouillés où la question du processus atteste l’incertain plutôt que l’infaillible».
G.Limatola - étudiant C-E.
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“In search for the impossible things”, exposition du 07-30 Janvier 2012 au théâtre d’A. Chaplin, (41).
